Discours prononcé par le député européen Christophe Hansenpendant le débat à propos de la résolution sur les futurs relations avec le Royaume-Uni en date du 11 février 2020 à Strasbourg:

Merci Monsieur le Président,

 

Au terme de la phase de transition, le coût du Brexit aura dépassé les contributions cumulées du Royaume-Uni au budget l’Union depuis son

adhésion il y a 47 ans.

 

Ce fait ne vient que confirmer la conviction de tous ceux qui disent que le Brexit est une folie du point de vue économique.

Le Royaume-Uni quitte l’Union, mais reste en Europe et restera sans aucun doute l’une des économies les plus dynamiques à nos portes.

En tant que rapporteur à la commission du commerce internationale je dis clairement :

Ce que nous offrons au Royaume-Uni, va au-delà de tous les accords de libre-échange conclus à ce jour par l’Union européenne

Nous offrons une relation libre de droits de douane et libre de quotas limitatifs.

Ce qu’on demande en contrepartie, une concurrence à armes égales pour éviter toute course vers le bas en matière réglementaire fiscale, environnementale et sociale.

Ce qu’on appelle dans notre jargon le level playing field doit être digne de la Premier League, aujourd´hui et après la phase de

transition.

A cette fin nous avons aussi besoin d’un arbitre à la hauteur du défi.

Pour ce Parlement il est claire que lorsqu’il s’agit de droit européen, cette instance ultime ne peut être autre que la Cour de Justice européenne.

 

Il est évident qu’un accord de libre-échange ne pourra jamais reproduire l’appartenance au marché unique, mais soyons clair, le niveau d’ambition de cet accord sera aussi fonction du calendrier restreint imposé par la contrepartie britannique.